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Capsules Nº013 - MICHIBIKU — guider

Michibiku signifie « guider ». Non pas diriger ou imposer un chemin, mais accompagner, montrer la voie avec discrétion. C’est une guidance douce, presque invisible, qui laisse à chacun la liberté d’avancer à son rythme. Au Japon, la lumière joue souvent ce rôle : elle n’éclaire pas tout, elle suggère, elle invite.

C’est précisément cette lumière qui nous intéresse ici.

Au Japon, la lumière fait partie intégrante du paysage. Qu’il s’agisse des néons et des écrans géants des grandes villes, ou des phares des véhicules qui traversent la nuit, elle est omniprésente.

Mais pour cette capsule, ce ne sont pas ces lumières modernes qui m’intéressent. Ce sont celles qui ne renvoient pas à la vitesse ou à la technologie, mais à un autre rapport au temps. Des lumières qui ne cherchent pas forcément à éclairer le chemin, mais plutôt à le suggérer, à le guider.

Les lanternes.

Elles sont partout, pour peu que l’on prenne le temps d’observer. Devant les restaurants et les bars, à l’entrée des temples, le long d’un sentier, ou pour tracer un chemin menant à une cérémonie ou à un événement culturel.

Il y a quelque chose de profondément beau dans ces lanternes. Elles permettent d’avancer sans tout voir, de progresser sans contrôle total. Elles diffusent une lumière douce mais présente, parfois intense, presque vibrante — au point de rappeler, d’une certaine manière, les néons que l’on aperçoit encore aujourd’hui dans les villes japonaises.

Comme si, finalement, ces lueurs anciennes et modernes racontaient la même chose : une invitation à suivre la lumière, sans toujours savoir exactement ce qui nous attend plus loin.

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